8 choses à savoir sur le passé militaire de la ville de Québec

Référence : Journal de Québec et la bibliothèque et archives nationales du Québec

De la Nouvelle-France à aujourd’hui, l’histoire de la ville de Québec est intimement liée à la présence de soldats en ses murs.
Plusieurs événements militaires ont également jalonné le parcours de la ville ainsi que la vie quotidienne de ses habitants.

 

 

1) LE DÉPART DE LA GARNISON BRITANNIQUE EN 1871

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Départ des troupes de l’armée britannique, 11 novembre 1871. BAnQ Québec (E6, S8, SS6, P414).

Le 11 novembre 1871, c'est un millier de soldats qui défilent dans les rues de Québec au son de la fanfare. La garnison britannique quitte définitivement la ville de Québec pour l'Angleterre. On voit ici les soldats prêts à embarquer à bord de l’Orontes.

2) LE MANÈGE MILITAIRE DE QUÉBEC

Puisque l’armée britannique quitte la ville de Québec en 1871, il est nécessaire de construire un lieu qui servira de domicile au régiment de milice des Voltigeurs de Québec, officiellement constitué en 1862. Pour s’entraîner, le régiment utilise alors une salle d’exercice en bois construite en 1863.

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Vue panoramique des terrains à l'arrière du Manège militaire jusqu'au Parlement de Québec en passant par la résidence de Richard Bardent, le Quebec Racket Club et l'école d'équitation (ancien Drill Shed), vers 1895. BAnQ Québec (P585, D4, P42).  PHOTO PHILIPPE GINGRAS

Pour la remplacer, on fait appel à l’architecte Eugène-Étienne Taché. En 1883, on le charge de concevoir un nouveau manège militaire. Sa construction commence en 1885. De 105 mètres de longueur, le bâtiment est édifié avec des pierres provenant des carrières de Beauport et de Deschambault. L’architecture de style château, d’inspiration française, est introduite pour la première fois à Québec. Le manège militaire est finalement inauguré en 1888 par le gouverneur général du Canada, sir Frederick Arthur Stanley. 

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Vue du manège militaire, vers 1900. BAnQ Québec (P546, D3, P14).  PHOTO FRED C. WÜRTELE

3) LE CAMP MILITAIRE DES INGÉNIEURS ROYAUX À LAUZON

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Le camp des ingénieurs royaux à Lauzon, 1896. BAnQ Québec (P585, D4, P24)   PHOTO PHILIPPE GINGRAS

Le parc de la Paix de l’UNESCO, à Lévis, est un lieu historique important. C’est là que se situait le site d’entraînement rattaché au camp militaire de Lauzon. Ce camp est instauré lors de la construction du fort numéro un. Il a notamment été utilisé par les ingénieurs royaux britanniques et les soldats canadiens entre 1865 et 1945. 

Cet emplacement a également été occupé dès le régime français par les soldats et les miliciens comme centre d’entraînement. Le camp englobait tout le secteur au sud du cap, du terrain des religieuses de Jésus-Marie jusqu’à la rue Paquet.

4) LA PARTICIPATION DU CANADA À LA GUERRE DES BOERS

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Cérémonie militaire au Parc de l’Esplanade sur la rue d’Auteuil, octobre 1899.
BAnQ Québec (P600, S6, D1, P774)  PHOTO SAMUEL H. N. KENNEDY

La guerre des Boers, en Afrique du Sud, a eu lieu entre 1899 et 1902. Il s’agit du premier conflit armé étranger dans lequel le Canada dépêche officiellement des troupes pour combattre outre-mer. Plus de 7000 Canadiens y ont servi.
 

Les Boers sont les descendants des réfugiés protestants venus de Hollande, de France et d’Allemagne. Ils ont colonisé deux petites républiques d’Afrique du Sud au courant du XVIIe siècle. Après la prise du cap de Bonne-Espérance par l’Angleterre au XIXe siècle, plusieurs Boers refusent de se soumettre à l’autorité britannique. Ils fuient alors à l’intérieur des terres, au nord, où ils établissent les nations indépendantes du Transvaal et de l’État libre d’Orange. Ce sont ces deux républiques afrikaners qui s’opposent à la Grande-Bretagne.

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Défilé du contingent canadien à son départ pour la guerre des Boers en Afrique du Sud, octobre 1899. BAnQ Québec (P600, S6, D1, P773).  PHOTO SAMUEL H. N. KENNEDY

5) LE CAMP D'ENTRAINEMENT DE L'ARTILLERIE ROYALE CANADIENNE À STE-PÉTRONILLE

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Vue éloignée pendant l’exercice de tir des canonniers, août 1903. BAnQ Québec (P546, D5, P21). PHOTO FRED C. WÜRTELE

Il y a plus de 100 ans, à Sainte-Pétronille, se trouvait un camp d’entraînement pour les exercices de tir et d’expérimentation avec les obus.

Après le départ de la garnison britannique en 1871, le Canada instaure la Loi sur la milice. Deux unités permanentes d’artillerie sont créées, l’une à Halifax et l’autre à Québec. L’Arsenal de Québec se met à la recherche d’un site pour remplacer les Cove Fields, aujourd’hui le parc des Champs-de-Bataille, pour vérifier la qualité des cartouches produites dans l’usine de munitions. Le choix s’arrête sur la pointe ouest de l’île d'Orléans.

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Le camp d’entraînement : une vue éloignée du campement, août 1904. BAnQ Québec (P546, D5, P28).  PHOTO FRED C. WÜRTELE

Pendant environ 30 ans, les exercices de tir annuels se déroulent entre le 15 août et le 15 septembre au pied de la côte de la Ferme, sur le flanc nord de la terre d’Ignace-François Noël. Depuis le haut de l’escarpement, on peut entendre les concours de tirs d’artillerie. Quant aux tirs à la carabine, ils ont lieu sur la grève du Nord. Les tirs d’obus s’ajoutent en 1890. Les cibles sont alors placées dans le fleuve Saint-Laurent, à environ 2 km de distance, en face de la chute Montmorency.
 

Afin d’accueillir les nombreux soldats, il faut aménager les lieux en conséquence. Des tentes et des cuisines sont notamment installées pour assurer le confort de tous ces gens. Des puits, des tranchées et des latrines sont également creusés pour garantir le bon fonctionnement de cette activité militaire d’envergure. En 1910, le champ de tir de l’île se déplace définitivement à Valcartier.  

6) DÉPART DES TROUPES CANADIENNES LORS DE LA 1ère GUERRE MONDIALE

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23rd Battalion of Quebec City, second Canadian Expeditionary Force, 1915. BAnQ Québec (P1000, S4, D10, P12).

Au mois de février 1915, le 23e Bataillon d’infanterie de Québec pose pour une dernière photographie avant de monter à bord du train en direction de Halifax. Il s’agit de l'un des plus importants bataillons à avoir quitté le Canada pour l’étranger lors de la Première Guerre mondiale, car il a fourni les renforts nécessaires aux unités de la 1reDivision canadienne et au Princess Patricia's Canadian Light Infantry. Sans ces renforts, les unités n’auraient pas eu les effectifs nécessaires pour combattre l'ennemi lors de batailles qui ont eu lieu dans les mois subséquents, notamment celles de Festubert au mois de mai 1915 et de Givenchy en juin 1915

7) LE RETOUR DU ROYAL 22e RÉGIMENT EN 1919

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Regroupement des soldats du Royal 22e Régiment pour un hommage au retour de la guerre, mai 1919. BAnQ Québec (P600, S6, D1, P795).

Le 18 mai 1919, c’est sous une pluie diluvienne que des milliers de citoyens de Québec acclament sur leur passage les soldats du Royal 22eRégiment. Les convois qui les transportent arrivent à la gare du Palais en début de matinée. Leur arrivée est annoncée par les cloches des églises ainsi que par des sirènes.

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Devant la gare du Palais, un salut officiel aux soldats du Royal 22e Régiment au retour de la guerre, mai 1919. BAnQ Québec (P600, S6, D1, P792).

Peu après le débarquement, le régiment est salué par le premier ministre de l’époque, Lomer Gouin. Par la suite, le cortège se dirige vers la Basilique Notre-Dame-de-Québec pour entendre la messe.

8) LE RETOUR DES SOLDATS CANADIENS À BORD DU PAQUEBOT STRATHEDEN

Le paquebot Stratheden ramène environ 4500 soldats canadiens au pays. Ils arrivent à Québec dans la soirée du 30 juillet 1945. Le navire se dirige vers les quais de l’Anse-au-Foulon, d’où plusieurs trains du Canadien Pacifique vont transporter ces soldats vers tous les coins du Canada. Des milliers de personnes se sont regroupées sur la terrasse Dufferin, les remparts, la Citadelle et les Plaines d’Abraham pour être témoins de ce spectacle historique.


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Arrivée du paquebot Stratheden au port de Québec, chargé des premiers milliers de soldats canadiens rentrant du front européen, 30 juillet 1945. BAnQ Québec (E6, S7, SS1, P26903) PHOTO PAUL CARPENTIER